Existe-t-il une recette miracle pour assurer la longévité de son entreprise ? Pourquoi certaines affaires perdurent plus longtemps que d’autres ? Est-ce surtout grâce à la bonne gestion de leur dirigeant ou à des conditions favorables du marché et de la conjoncture économique ? Les facteurs sont assurément trop nombreux pour pouvoir affirmer ce qui garantit la pérennité d’une structure. Voici toutefois quelques pistes à suivre !

 

Les 5 facteurs clés des entreprises qui durent

Selon une étude menée par l’INSEE (enquête Sine), certains profils d’entreprise et d’entrepreneurs ont plus de chance de réussir sur le moyen-long terme que d’autres. Voici un résumé des principaux facteurs internes de succès mis en lumière par cette enquête :

  • Le statut juridique. Les sociétés ont une durée de vie deux fois plus élevée que les entreprises individuelles.
  • Le secteur d’activité. Les entreprises dans les secteurs de l’enseignement, la santé et l’action sociale (moins soumises aux conjonctures économiques) ont les plus forts taux de pérennité. Les sociétés dans les secteurs de la finance et l’assurance, l’industrie et le transport ont aussi de très bons résultats. Par contre, seulement une entreprise sur deux dans le secteur du commerce ou de la construction survit généralement après 5 ans.
  • Le capital de départ. Plus le montant d’investissement est élevé au lancement de l’entreprise et plus sa viabilité est importante.
  • Le parcours du dirigeant et ses compétences. Plus l’expérience et le savoir-faire du créateur sont forts et plus l’entreprise dure.
  • Le statut de l’entrepreneur. Ceux qui occupaient déjà un emploi lorsqu’ils ont lancé leur activité maintiennent leur activité plus longtemps que ceux qui créent leur entreprise en étant chômeurs.

 

 

Quels risques peuvent mettre en péril l’avenir d’une société ?

Pour protéger votre société des risques auxquels elle peut être exposée, la première chose à faire est de prendre le temps de les identifier.

Il existe plusieurs catégories de risques internes et externes à repérer :

  • Stratégiques : en lien avec les décisions prises et les changements de cap opérés. Une mauvaise évaluation des débouchés, un manque d’anticipation ou d’adaptation face à un nouveau concurrent ou à une demande qui évolue sont des erreurs pouvant être fatales à l’entreprise..
  • Opérationnels : en lien avec les procédures opérationnelles ou administratives. Une organisation défaillante de la production, une mauvaise gestion des fournisseurs ou des clients, un outil de production obsolète, un piratage du fichier clients sont aussi des menaces à prendre au sérieux.
  • Financiers : en lien avec la gestion comptable et d’autres risques extérieurs. Par exemple, le défaut de paiement d’un client, la suppression d’un concours bancaire, une sous-capitalisation, une modification d’un taux de change sont des risques à anticiper.
  • Législatifs : en lien avec les lois et règlements. Une contrainte de mise en conformité d’un produit ou d’un processus, un changement de fiscalité, un manque de connaissance en droit social, fiscal ou international peuvent fragiliser une société.
  • Humains : en lien avec le personnel et le management. Un problème de recrutement, un manque de compétence du dirigeant, le départ soudain, la maladie ou le décès d’un collaborateur clé, une mésentente entre associés sont des facteurs de défaillance potentiels à ne pas négliger.

 

 

Comment réduire les risques pour préserver son entreprise dans la durée ?

L’idéal est de pouvoir associer à chaque risque un plan d’action adapté et donner un ordre de priorité en fonction de l’importance de son impact sur votre activité. Certains risques que vous allez lister peuvent être aussi basiques qu’une panne d’un de vos équipements. Si vous prenez le temps de vous projeter sur toutes les conséquences de cette panne, nul besoin d’explications supplémentaires pour justifier l’intérêt de veiller à l’entretien régulier de cet équipement et obtenir par exemple un contrat de maintenance auprès de votre fournisseur.

Il est très important de mettre à jour régulièrement votre cartographie des risques et d’avoir une pensée systémique dans son analyse. Tous les éléments de votre environnement interne et externe ont des incidences les uns sur les autres : un dysfonctionnement au départ très localisé peut très rapidement avoir une influence plus générale et déstabiliser l’ensemble de votre société. C’est pourquoi il est important d’anticiper toutes les conséquences et répercussions possibles de chacun des risques que vous allez identifier.

 

 

Conseils d’expert

Anticiper rime avec longévité !

« Prenez le temps de créer des scénarios pour vous préparer à tous les types de risques. Pensez à demander aussi l’avis de vos salariés et bien sûr aussi celui de vos partenaires financiers, juridiques ou comptables. Ils mettront en évidence des points de vigilance qui seront certainement différents de ceux auxquels vous auriez pensés. L’important est de multiplier les points de vue et les approches. Ainsi, vous obtiendrez la cartographie la plus complète de vos risques potentiels.

Un apport de départ confortable et une trésorerie prévisionnelle suffisante sont aussi des atouts pour développer sereinement votre activité, surtout durant les premiers mois et les premières années. Demandez pour cela conseil à votre banquier : en tant que dirigeant, il peut être stratégique d’avancer des fonds sous forme d’apport en compte courant et les récupérer par la suite plutôt que d’être restreint par un apport de départ trop limité.

Renseignez-vous enfin sur toutes les assurances professionnelles existantes. A l’obtention d’un crédit-bail par exemple, des assurances vous sont proposées : il est utile de prendre le temps de les étudier. Votre conseiller financier ou votre assureur connaissent très bien les risques auxquels votre société a le plus de chances d’être exposée. Dites-vous bien que les dirigeants les mieux informés et les mieux entourés sont aussi souvent ceux qui ont le plus de chance de rendre leur entreprise florissante ! »

Clément Troadec, Conseiller financier LCL

 

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